La démarche

Constamment à la recherche de nouvelles formes d’abstraction, Paul Maisonneuve travaille en général par séries.

 

Traces
Sous le titre «Traces» sont regroupées les œuvres les plus récentes, réalisées soit sur papier marouflé sur toile ou plexiglas (traces sur papier), soit peintes ou marouflées sur toiles (traces sur toile).
Elles se caractérisent par la primauté donnée au geste et au trait et semblent s’être affranchies de toute technique apparente. Dès qu’une peinture abstraite peut se définir par rapport à un genre, un courant, nous ne pouvons plus la comprendre comme un ensemble de possibilités ouvertes. Il n’y a pas de monde tout fait. Le réel est le couple que nous formons avec le monde. Dès qu’une peinture abstraite peut se définir par rapport à un genre, un courant, nous ne pouvons plus la comprendre comme un ensemble de possibilités ouvertes. Il n’y a pas de monde tout fait. Le réel est le couple que nous formons avec le monde.
> Galerie Traces sur papier
> Galerie Traces sur toile
> Galerie Traces sur plexiglas
Rêves
La galerie intitulée « Rêves » est liée à une technique particulière de raclage croisé vertical et horizontal. Chaque couche, passée par raclage, arrachage et étalement, par addition et soustraction, est comme une période de vie, une page de souvenirs colorés, estompés, délavés par le temps qui passe.
A ce propos, on a souvent rapproché le temps de la création et le temps du rêve. Mais à la différence de la production artistique le rêve ne se « fabrique » pas, et ne se destine à aucun public. Si le peintre, une fois éveillé, s’efforce de conserver la trace de ses rêves, il n’y parvient qu’à la suite d’un travail conscient, qui l’oblige à la représentation du contenu onirique. Lorsque l’opération est dirigée de «main de maitre», l’objet du rêve ou le rêve lui-même devient forme esthétique. Si la main est celle d’un peintre, le rêve devient peinture.
> Galerie Rêves
Esprit du temps
La galerie « Esprit du temps » regroupe des œuvres qui sont aussi la traduction d’un travail sur le temps et la mémoire. La toile est un lieu où l’expérience vécue est recyclée et distordue, créant une zone ambigüe entre ce qui est vu et ce qui est ressenti. Les effacements et effets de transparence sont comme un retour aux origines de l’image mentale et de la réalité, au moment où cette dernière dans toute sa complexité, émerge dans la conscience. Par exemple, en laissant apparaître la chrono- genèse de l’œuvre. Les différentes étapes de la création, les repentirs, les effacements, les arrachages, les effets de transparence, les ébauches, les ratures, les biffures, tout cela non seulement se voit, mais est mis en évidence et devient la matière du tableau lui-même. Peinture du temps parce qu’elle donne à voir, également, le sens de l’urgence. Cette urgence est traduite par l’usage de traits et surfaces à l’air faussement négligé, comme si le peintre n’avait pas eu le temps de les peaufiner. Parce que ce qui compte, ce n’est pas tant le résultat formel sur la surface de la toile que l’impression du temps laissé par le geste de l’artiste.Le temps, c’est aussi le rythme ou plutôt en ce qui nous concerne, le « tempo » ; alors les lignes sont sinueuses pour que l’expérience du temps de la découverte soit interminable ; les ronds et les cercles sont imparfaits pour que le spectateur ne reconnaisse pas d’emblée le cercle, mais découvre peu à peu la figure du cercle et puisse refaire ainsi l’expérience temporelle de toute connaissance.
> Galerie Esprit du temps